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Désinfection en sous-sol

La blanchisserie de l’hôpital d’Arles a été l’un des services essentiels de la lutte contre la propagation du Covid-19. Reportage au coeur de ce service, où les machines les plus performantes et les protocoles les plus rigoureux sont associés au service de la sécurité des patients. 

Ils n’ont pas été sous les feux des projecteurs comme leurs collègues soignants. Pourtant, les 23 agents attachés à la blanchisserie de l’hôpital d’Arles ont constitué un maillon indispensable de la lutte contre la propagation du Covid-19. La montée en pression a été d’autant plus importante que le 9 mars -soit quelques jours avant le début du confinement-, le service a repris le travail de la blanchisserie de l’hôpital des Portes de Camargue, à Beaucaire. Une « réunion » rendue possible puisque les deux établissements sont sous direction commune. 

Aujourd’hui, ce sont 5 tonnes de linge en moyenne qui sont traitées chaque jour dans le sous-sol de l’hôpital Joseph-Imbert, dont 6000 tenues de soignants. Avec, dès le début du confinement, un protocole et une organisation adaptés à la crise, qui ont demandé aux agents de travailler 6 jours sur 7, d’oublier vacances et jours fériés, malgré le renfort apporté par l’entreprise Blanche Camargue. « Tout le linge a été considéré comme du linge infectieux, ce qui rallonge les cycles de lavage, et la quantité d’ équipements du personnel prise en charge chaque jour a été multipliée par deux » précise Pierre Saleinc, responsable de la logistique. Mais, ajoute-t-il en choeur avec Johann Montignies, directeur-adjoint chargé des achats et des ressources matérielles, « l’engagement des agents, la synergie entre les différents services a été sans faille, que ce soit à la blanchisserie mais aussi à la maintenance ou encore au garage pour les livraisons.»

Arles : les étudiants infirmiers et aides-soignants dans la bataille

En septembre dernier, élus et direction de l'hôpital avaient accompagné la rentrée des étudiants, si précieux aujourd'hui. Photo valérie farine

Ils n'ont plus cours dans leurs salles de classe depuis le 16 mars dernier, et le début du confinement. Mais une grande partie de ces étudiants de l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) ou de l'institut de formation d'aides-soignants (IFAS) est passée de l'enseignement théorique à la pratique, crise du coronavirus oblige. S'ils ne sont pas diplômés, ces étudiants ont eu le temps d'acquérir des compétences médicales que l'hôpital d'Arles a en effet pu exploiter, dans cette période sous tension. Car, sur la base du volontariat, ils sont environ 80, issus des différentes promotions, à être venus prêter main-forte aux équipes du centre hospitalier.

"Il y a eu une sensibilisation quasi immédiate à la situation qui s'est posée, et les étudiants ont répondu très nombreux de manière positive", raconte Christine Daly, directrice de l'IFSI-IFAS, elle-même mobilisée pendant cette période pour appuyer la direction des soins pour la gestion des organisations soignantes.

 

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Le gros du bataillon est constitué des élèves infirmiers de 3e et de 2e année, ainsi que des apprentis aides-soignants. Les 1re année n'étant concernés qu'à la marge. "Ils sont trois à intervenir au centre hospitalier. Mais nous en comptons cinq qui sont partis à Paris intégrer la réserve sanitaire au moment où l'Île de France en avait le plus besoin", indique Christine Daly, avant de préciser les rôles de chacun : "Les étudiants interviennent dans le cadre des compétences qu'ils ont acquises", souligne-t-elle. Nursing, actes paramédicaux, des 2e année infirmiers qui font office d'aides-soignants auprès des patients de l'hôpital, roulement, pour certains 3e année, au sein des unités Covid... Comme plongée dans un nouvel univers professionnel, on a connu plus reposant !

"Ils n'interviennent pas dans un contexte évident, il y a des craintes liées au Covid-19, reconnaît la directrice de l'IFSI. Même s'ils ont été volontaires, qu'ils ont fait ça de façon spontanée, cela n'empêche pas d'avoir peur, pour soi et pour sa famille. Ils ont été confrontés, comme tous les professionnels de santé, au fait de ne pas toujours avoir les moyens de protection attendus, même si l'hôpital a fait tout ce qu'il a pu, et ont été exposés, comme eux. En tout cas, même s'ils se sont questionnés, cela ne les a pas empêchés de venir au front, et de rendre service. On peut rendre hommage à ses étudiants !"

"Ils ont beaucoup apporté"  

Et à Arles, ces forces supplémentaires ont fait du bien. "Par leur volonté, leur dynamisme, ils ont beaucoup apporté, et ils apportent toujours, assure Christine Daly. En ce qui me concerne, je suis fière de mes étudiants. Les besoins ont été énormes, et ils ont pu permettre d'apporter les soins que les patients attendaient. Et au-delà de cette fierté, je suis particulièrement touchée de voir que chacun, à la hauteur des compétences qui sont les siennes, a pu se mobiliser pour aider les professionnels de santé. Durant leur formation, on essaye de leur inculquer des valeurs, et je pense que quelque part, ce message-là est passé."

 

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L'engagement de cette armée de l'ombre est aussi salué par Laurent Donadille, le directeur de l'hôpital d'Arles. "Ces étudiants, cela constitue un plus remarquable, et cela mérite d'être souligné, observe-t-il. Cette période particulière nécessite un mode d'organisation collectif où doit jouer la solidarité. Ces étudiants constituent des maillons importants dans la constitution des équipes qui doivent faire face à cette maladie. Cela aurait été beaucoup plus compliqué sans eux !"

La chance d'Arles aura été d'avoir, adossé au centre hospitalier, cet institut de formations en soins infirmiers et cet institut de formation d'aides-soignants. "Ces instituts nous sont déjà très utiles pour nos stages et nos recrutements, car nous avons besoin de personnel qualifié. Et là, cela nous a aidés pour gérer une période de crise bien difficile", affirme Laurent Donadille. Et en attendant le retour à la normale, ces étudiants, en plus d'avoir donné un sacré coup de main, se seront forgés une expérience professionnelle hors du commun.


Coup de pouce de la Région

La région Sud-Provence Alpes-Côte d'Azur, qui assume les compétences de formations sanitaires et sociales, a décidé de faire un geste pour les étudiants infirmiers et élèves aides-soignants qui se sont portés volontaires pour étoffer les équipes médicales des hôpitaux. "La Région avait mis en place une première prime, elle vient de la rehausser, c'est une reconnaissance, on le fait pour récompenser ceux qui se sont engagés, sans y être obligés", explique Cyril Juglaret, conseiller municipal, mais usant ici de sa casquette de conseiller régional.

L'élu n'a pas manqué de souligner l'engagement fort des étudiants arlésiens. "Plus de 80 étudiants infirmiers se sont engagés, sur 150 au total", souligne-t-il. Dans le détail, 36 ESI de 3e année ont répondu présent (dont 30 à l'hôpital d'Arles), 35 ESI de 2e année (dont 31 à Joseph-Imbert), 10 ESI de 1re année (dont 3 au CH d'Arles), et 20 élèves aides-soignants (dont 19 au CH d'Arles). Les 3e année toucheront 1 300€, les 2e et 1re années 1200 €, et les aides-soignants 1 000€.

Par Christophe Via

Source: La Provence

A l’ehpad Jeanne-Calment, des retrouvailles attendues

Avant le début de la visite, les mesures de sécurité sont appliquées avec vigilance. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

« Oh, mais tu t’es fait belle ! » Geneviève n’avait pas vu sa soeur, résidente de l’Ehpad* Jeanne-Calment, depuis le début du mois de mars. Ce 28 avril, elle est à l’heure au rendez-vous, pris auparavant par téléphone. Et Jacqueline, sa soeur, apparaît en effet toute pimpante derrière son masque rose. Depuis la veille, les deux établissements rattachés à l’hôpital d’Arles, Jeanne-Calment et la Maison du Lac,  ont rouvert les visites des familles pour les résidents, dans l’application des mesures strictes de protection. Ainsi, le rendez-vous a lieu dans le patio entre la maison de retraite et l’accueil de jour Alzheimer. « Même si nous avions mis en place des rencontres par Skype grâce aux tablettes offertes par la Ville et par le Lions’Club, les familles avaient vraiment hâte de se retrouver » précise Jennifer Levavasseur, cadre de l’établissement. Visités et visiteurs empruntent un chemin différent pour se retrouver et restent à plus d’un mètre de distance. Masques, gel hydroalcoolique sont de rigueur. « Depuis le début de l’épidémie, nous n’avons déploré aucun cas de Covid-19 dans les deux Ehpad, précise Claire Thibaud, directrice de la filière gériatrique au sein de l’hôpital. « Si nous mettons tout en oeuvre pour que les résidents retrouvent leurs familles, nous voulons aussi continuer à assurer leur protection. »

« Avant le début du confinement, les mesures prises tous les ans pour éviter la grippe saisonnière ont été mises en place » explique Jennifer Levavasseur, cadre dans l’établissement. « Notre personnel et nos résidents y sont habitués ». Puis, toutes les activités en commun (repas dans le réfectoire, ateliers, soins adaptés, etc…) ont été suspendues. Désormais, les résidents déjeunent et dînent dans leurs chambres, des activités sont organisées dans chacune des chambres. Et une animatrice a eu une idée géniale pour le sacro-saint loto hebdomadaire. Chaque participant s’assoit derrière une petite table placée à l’entrée de sa chambre et l’animatrice procède au tirage dans le couloir. 

Entre les deux soeurs, la conversation reprend comme si elles s’étaient quitté la veille. photo O. Quérette/ektadoc/ville d’Arles.

« Bien sûr, c’est du travail en plus, concède Jennifer Levavasseur. « Mais cinq agents qui travaillaient à l’accueil de jour Alzheimer sont venus nous rejoindre puisqu’il est fermé et surtout, nous avons à coeur d’accompagner nos résidents dans cette situation particulière. » La psychologue attachée à l’établissement est présente, à l’écoute des résidents comme du personnel et un « point info Covid » se tient toutes les semaines avec l’ensemble du personnel pour évoquer la situation de chaque résident.

Jacqueline, justement, râle gentiment : « ça ne me plait pas cet enfermement. » Sa soeur se montre positive : « c’est dur pour tout le monde, tu sais. Pense à ces gens qui sont dans leur maison avec leurs enfants. Tu devrais remercier ce personnel. Ils sont là, pour vous, et pourtant ils ont une famille. » Très vite, la conversation dévie. Geneviève et Jacqueline évoquent la pièce de théâtre que les résidents ont joué devant leurs familles à la fin du mois de février. Et Geneviève montre sur son téléphone portable les masques qu’elle coud à la chaîne depuis le 17 mars. Cette dynamique sexagénaire a rejoint le groupe Facebook Les Arlésiennes masquées. Elle se rend désormais au foyer Morizot pour coudre, encore et encore. le papotage dure une demi-heure, le temps règlementaire de la visite. Les deux soeurs ont échangé nouvelles et souvenirs. Et espèrent se revoir très vite.

*Ehpad : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

 

Sources : Arles Info

RDV SANTÉ 9 AVRIL 2020

RDV SANTÉ 9 AVRIL 2020 : LE POINT SUR LA SITUATION DE L’HÔPITAL D’ARLES

Laurent DONADILLE directeur nous présente le dispositif mis en place pour accueillir les malades au centre hospitalier Joseph Imbert qui compte au moment de l’interview 2 unités COVID et une capacité a créer une troisième unité. Il se félicite également de l’engagement des tout les professionnels de l’hôpital les soignants mais également tout les techniciens qui permettent le bon fonctionnement de l’établissement et leur parfaite adaptation en ces temps difficile. Par ailleurs il souligne le soutien des partenaires du territoire Ville d’Arles, CCI du Pays d’Arles, entreprises, club service et particuliers qui par leurs dons aide au quotidien l’établissement. 

Enfin il lance un appel aux couturières pour la réalisation de sur-blouses.

Les dons et propositions de service peuvent être exprimés par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Interview du Laurent DONADILLE directeur du Centre hospitalier Joseph Imbert d’Arles :

dimanche 25 octobre 2020

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